Pour maîtriser la redevance ou taxe Ordures Ménagères

La fin de vie d’un produit comprend la collecte, le transport, le recyclage ou l’élimination des déchets dans des centres spécialisés. Le SMITOMGA s'occupe de cette dernière étape : le traitement déchets non recyclabes. En 2016, 4 626 tonnes de déchets ont ainsi été produits sur les territoires du Guillestrois et du Pays des Ecrins.

Ces déchets ont parcouru 80 kms en camion pour atteindre le centre de stockage du Beynon à Ventavon où ils ont été enfouis. Cela représente environ 1 camion par jour ouvré transportant 18.5 tonnes de déchets non recyclables. Sans compter l’impact environnemental, ce service a un coût financier : 552 888 € TTC en 2016. Ce montant englobe les éléments suivants :

La Taxe Générale sur les Activités Polluantes

La TGAP est la Taxe Générale sur les Activités Polluantes payée sur chaque tonne mise en décharge. Pour inciter à la réduction des déchets, l’Etat augmente régulièrement cette taxe qui est passée de 7.5 € en 2007 à 23 € en 2017. En 2016, elle représentait 17% du coût de traitement des déchets, soit environ 94 000 €. L’enfouissement dans le centre de stockage représente quant à lui 59% des dépenses.

Agir pour réduire !

Depuis l’engagement du SMITOMGA en 2010 dans la réduction des déchets, le tonnage des déchets produits diminue chaque année. Pourtant, le coût payé par les usagers ne baisse pas. Pourquoi ?

 

 

 

 

 

 

 

 

L’augmentation de la TGAP ne permet pas la diminution du coût de traitement.  Les efforts menés par tous limitent l’augmentation. Sans l’action du SMITOMGA et des communautés de communes envers la réduction des déchets, le coût de la mise en décharge en 2016 serait de 638 800 € au lieu de 552 888 €. Pour maitriser les coûts, il faut diminuer la quantité de déchets non recyclables.

Actuellement, 32.5% des poubelles résiduelles sont compostables :

- Si la moitié des familles compostent, 752 tonnes de déchets sont évitées et 118 700 € sont économisés.

- Si toutes les familles compostent, 1 503 tonnes  de déchets sont évitées, et 237 408 € sont économisées.

Face à ce constat, le SMITOMGA multiplie ces efforts pour accompagner particuliers et professionnels dans la démarche du compostage en déployant plusieurs outils de valorisation de proximité des biodéchets. Lancez-vous !

Micro  Afin de pleinement savourer ce site, arrêtons nous sur quelques idées reçues !

Les camions collectent cinq flux de déchets bien distincts (OM, Emballages, Verre, Papiers, Cartons bruns). Chaque flux bénéficie d'une filière de valorisation (sauf les OM, qui sont directement enfouies).


Les déchets triés, recyclables, sont revendus à différents repreneurs (ArcelorMittal pour les aciers, OI Manufacturing pour le verre, etc.). A l'inverse, les déchets déposés dans les poubelles "Ordures Ménagères" sont enfouis, au tarif d'environ 170 €/tonne. Les matériaux triés viennent donc alléger la redevance "Déchets", alors que l'enfouissement des OM vient l'allourdir.


Effectivement, lorsque les températures sont négatives trop longtemps, il est possible que le composteur gèle. Est-ce vraiment un problème, continuez d'y accumuler vos déchets organiques, et au printemps, le processus de compostage reprendra son cours... La preuve en image !


Aucun tri ne sera effectué sur les déchets déposés dans les bacs "Ordures Ménagères". Ils seront directement déchargés et enfouis sur le site du Beynon, près de Laragne-Montéglin.

 

Bonne navigation